La méthanisation produit du biogaz d’une part et des digestats d’autre part. Le biogaz trouve facilement une valorisation, en revanche les digestats peinent à trouver des solutions d’épandage hors des grandes cultures. C’est pourquoi l’IRA2E souhaite expérimenter la valorisation de digestats liquides en cultures pérennes.
La contrainte technique : les outils
La difficulté est de réaliser l’apport avec un matériel dédié, peu courant. Nous sommes donc à la recherche d’une tonne à lisier de faible capacité (6 m3 max). Il est nécessaire d’équiper la tonne d’un système de pendillards pour que le digestat soit apporté directement au sol. En effet, si le digestat est aéré, il y a un fort risque de volatilisation de l’azote. Une fois qu’il est épandu, il faut l’enfouir immédiatement pour réduire au maximum le risque de volatilisation.
Gestion de la fertilisation : coefficient d’équivalence
Afin d’estimer la dose de digestat à apporter à la culture, il faut pouvoir convertir la dose d’azote contenue dans le digestat en équivalent engrais. Le coefficient d’équivalence a été évaluer à dire d’expert à 50.
Conseiller/conseillère
-
Ingénieur diplômé de l’école AgroParisTech, Romain GATEAU a d’abord mené de nombreuses études environnementales en bureau d’études avant de se lancer dans la production et commercialisation de vins durant près de 4 ans. Il a ensuite rejoint la Chambre d'agriculture des Bouches du Rhône en 2018 comme conseiller environnement. Ses missions concernent aussi bien les enjeux de qualité de l’eau que ceux liés à la transition énergétique, le changement climatique et la qualité de l’air. Il a également été formé à la démarche ClimAgri et divers outils de diagnostic bilan carbone. Il a intégré l’IRA2E en 2019.
Voir toutes les publications